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Incroyable entêtement

Entêtement incroyable

En fait, que tu les avertisses ou non, les mécréants n’y croiront jamais

Classiquement il est dit que ce verset concerne tout particulièrement un certain nombre de contemporains du Prophète qui avaient catégoriquement refusé de croire en son message. Cependant, les exégètes du Coran avancent que quand bien même il viserait une catégorie d’individus bien précis, leur liste ne pourrait être limitée dans le temps, et par conséquent, le verset s’applique à tout individu ayant décidé de porter les mêmes caractères que Amr ibn Hicham ou Abou Lahab ou toute autre personne ayant déclaré la guerre au prophète Mohammed au tout début de la révélation.

L’avantage avec ce type d’individus est que les choses sont claires et tranchées. Il s’agit de personnes qui, quelques soient les circonstances, décident de ne pas croire en Allah quand bien même les arguments apportés et défendus par le premier groupe seraient convaincants et dissuasifs. Au moins le croyant sait à quoi s’en tenir avec eux et n’a pas peur d’un acte de trahison de leur part. Leur choix de la mécréance et sans équivoque et quoiqu’il arrive ils resteront impénétrables au discours de la foi. C’est tout comme si leurs esprits et leurs oreilles n’arrivent pas à entendre raison et leurs yeux ne profitent guère des preuves et des arguments qui leur sont fournis ou encore des miracles qu’ils sont amenés à constater. Il ne faut cependant pas voir dans cela un quelconque élément d’injustice à leur égard. Il n’y a pour ainsi dire aucun conflit entre le principe du destin et celui de la part de responsabilité qui incombe à tout fauteur. Certes, Allah prédestine les actes de chacun et les sait par avance mais il n’en demeure pas moins que le fait de passer à l’acte en lui même demeure de la responsabilité de l’être humain et non de Dieu. Ainsi lorsqu’une personne fait le choix délibéré de la mécréance, on ne peut dire que c’est Dieu qui l’y a entraînée.

Caractéristiques de pieux

Caractéristiques de pieux

ceux qui croient en l’occulte, accomplissent la prière et dépensent bonnement de ce que Nous leur avons attribué

Ce sont là les trois grandes caractéristiques qui permettent de reconnaître un pieux plein de vertu. Trois vertus, trois cultures!

Culture transcendante. Tout d’abord, la foi en l’occulte c’est-à-dire en toutes choses qu’il ne peut ni sentir ni percevoir mais dont le Prophète a révélé l’existence ou a donné l’information comme quoi elles vont se produire dans le futur. Néanmoins, il ne s’agit pas d’une croyance aveugle mais d’une foi qui se renouvelle en permanence au gré des signes que Dieu envoie aux hommes et qu’ils arrivent à discerner grâce à leur prédisposition à pleinement en profiter. Ainsi, en est-il de leur foi en Allah et en tous Ses attributs tels que décrits par le Prophète mais également de leur croyance aux anges qu’ils ne voient pas et qui pourtant existent. Il en est de même de la foi en l’existence des djinns, du jour dernier, de l’Enfer et du Paradis ainsi que de toute chose dont Allah l’Omniscient aurait dévoilé l’activité.

Culture de correction de soi. Après la foi en l’occulte, le second critère caractérisant le pieux est son accomplissement assidu de la prière telle qu’elle a été prescrite par Allah et telle que l’a rapportée le prophète Mohammed. La prière dont il est question ici n’est pas n’importe quelle invocation que serait amené à faire le fidèle mais bel et bien les cinq fameuses prières que tout musulman est invité à accomplir quotidiennement et qui comportent, en plus de la récitation de l’initiatrice « Al Fatiha », des gestes précis tels la génuflexion ou la prosternation ou encore la position assise qui doivent survenir dans un ordre préétabli et à des moments bien définis avant que ne survienne l’attestation de foi et le salut final annonçant clairement la fin de la prière.

Culture du partage. Le troisième critère enfin est le don de bonne grâce. La seule foi qu’il cache en lui ne saurait suffire à l’individu comme preuve de sa piété! Il lui est aussi demandé de la mettre en œuvre dans les faits. Il ne suffit justement pas de prétendre que l’on a la foi, il faut lui donner un visage et donc une traduction spirituelle et matérielle. Et si la prière telle que décrite précédemment en est une traduction spirituelle, elle n’en demeure pas moins individuelle rendant un droit appartenant à Dieu. Or la foi doit non seulement se traduire spirituellement mais aussi matériellement. Et justement le pieux ne tard pas à dépenser dans le bien et dans la voie de Dieu ce dont Allah l’a doté. Malgré son attachement à la vie matérielle et à tout ce qu’elle revêt comme délices, il n’hésite pas à partager. Sachant que Dieu recommande le don de bonne grâce, il y accède avec amour et sans la moindre ambiguïté car justement son amour pour Allah dépasse celui qu’ils a pour les délices de ce bas monde.