Archives de catégorie : Pensée de la semaine

Des faveurs à n’en plus finir!

Malgré l’arrogance dont ils firent preuve lorsqu’ils demandèrent à voir le Seigneur des mondes en direct, Moïse ne manqua pas de prier Allah de les absoudre ! Les 70 délégués furent, alors, ressuscités et revinrent vers leur peuple afin de profiter encore et encore des bienfaits dont Allah allait bientôt les combler ! Parmi ceux-ci l’ombrage, en plein désert, mais aussi la manne et la caille comme victuailles afin de satisfaire leurs besoins en nourriture et les rendre heureux. Dieu dit (56) :

وَظَلَّلْنَا عَلَيْكُمُ الْغَمَامَ وَأَنزَلْنَا عَلَيْكُمُ الْمَنَّ وَالسَّلْوَى

56. Et Nous vous couvrîmes de l’ombre d’un nuage, et fîmes descendre sur vous la manne et les cailles ;

Nous sommes ici dans le contexte d’un appel céleste révélé à hauteur du verset 46 et lancé aux juifs contemporains du prophète sidna Mohammed r. Cet appel leur demande de se rappeler toutes les faveurs faites à leurs aïeux dans le but de les pousser à les considérer dans la manière de répondre aux appels répétés du Prophète à se joindre aux rangs de la foi. L’histoire du nuage survint lorsqu’ils se plaignirent de la chaleur. Allah guida vers eux des nuages, hors saison, pour apaiser leur peine. De même, lorsqu’ils demandèrent du pain et de la viande, ne voulant plus se nourrir de lait de leurs bêtes et des plantes qu’ils trouvaient sur leur chemin, Allah leur procura de façon tout à fait providentielle, de la viande de caille suffisante pour les nourrir et une exsudation végétale telle des graines de coriandre, mais sucrées, avec un arrière gout acide, qu’ils appelèrent la manne et l’utilisèrent pour agrémenter leur repas et les rendre plus plaisants. Ils n’avaient plus qu’à se restaurer puis rendre grâce au Seigneur pour tout ce dont Il a pu les comblés. Dieu dit à la suite du verset :

كُلُواْ مِن طَيِّبَاتِ مَا رَزَقْنَاكُمْ

Mangez des délices que Nous vous avons attribués !

Nous y reviendrons. Qu’Allah soit loué et fasse que nous soyons tous agréés !

Le comble de l’impertinence

Moïse n’était pas prêt de finir d’en pâtir avec son peuple. Après la Sollicitude de Dieu et le repentir qui leur fut accordé ils firent preuve d’une insolence inattendue qui fit date ! Dieu dit dans (54) :

وَإِذْ قُلْتُمْ يَا مُوسَى لَن نُّومِنَ لَكَ حَتَّى نَرَى اللهَ  جَهْرَةً فَأَخَذَتْكُمُ الصَّاعِقَةُ وَأَنتُمْ تَنظُرُونَ (54)

54. Et lorsque vous dites : ô Moïse, nous ne te croirons que si nous voyons Allah en toute clarté ! La foudre s’abattit alors sur vous tandis que vous étiez en plein éveil.

C’était là le comble de l’arrogance, voire de la mécréance. Nonobstant, il n’existe pas dans le Coran de preuve qu’ils aient mécru au moment où ils formulèrent leur idée sordide. Ils furent, toutefois, frappés par la foudre et moururent un temps puis Allah les ramena à la vie afin qu’ils se rachètent. Dieu dit (55) :

ثُمَّ بَعَثْنَاكُم من بعد موتكم لعلكم تشكرون (55)

55. Puis Nous vous ressuscitâmes après votre mort afin que vous soyez reconnaissants !

Le fait est qu’après l’épisode du Veau et le pardon divin qui fut acquis à ceux qui avaient fauté Moïse invita une délégation de soixante dix individus parmi ceux qui lui semblaient être les moins pervers. Il leur demanda de partir, avec lui, vers le mont Sinaï afin de confirmer leur repentir et celui de leur peuple et répondre à un rendez-vous qui leur avait été donné. Or dès qu’ils arrivèrent, ils lui demandèrent s’ils pouvaient espérer entendre la voix de Dieu. Leur convoitise n’avait aucune limite ! Moïse accéda à leur demande et implora Dieu d’exaucer leur vœu. Ils se prosternèrent et perçurent Dieu formuler ordres et interdits à Son Envoyé. Sauf que lorsque Moïse u vint recueillir leur impression, il fut surpris par des propos dont il était loin de se douter, lui faisant comprendre qu’ils ne croiraient vraiment en lui que quand ils verraient Dieu en face et de vrai. L’avoir perçu ne leur suffisait plus, ils voulaient maintenant Le voir ! Amen !