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Un repentir pas comme les autres!

Malgré leur conduite indigne, tout n’était pas encore perdu pour les israélites. Le Seigneur leur donna la possibilité de se racheter. C’était là un autre bienfait dont ils ont bénéficié ! Lorsque Moïse revint de son séjour en montagne, satisfait des enseignements qu’il venait de recevoir, ô combien fut son ahurissement devant la situation affligeante dans laquelle était son peuple. 40 j avaient suffit pour que la vertu laisse place à la débauche et la sagesse à la prévarication ! Moïse r ne pouvait qu’en être navré. Il gronda son peuple comme il put et lorsqu’ils firent preuve de quelques remords, Allah lui révéla que la porte du repentir n’était pas close, mais pour qu’ils puissent la franchir, ils allaient devoir consentir un gros sacrifice. Dieu révèle cela en disant à la suite du verset n°53 :

فَتُوبُواْ إِلَى بَارِئِكُمْ فَاقْتُلُواْ أَنفُسَكُمْ ذَلِكُمْ خَيْرٌ لَّكُمْ عِندَ بَارِئِكُمْ فَتَابَ عَلَيْكُمْ

Repentez-vous donc devant votre Initiateur en vous condamnant vous-mêmes à mort ; cela est mieux pour vous, auprès de votre Initiateur ! Certes, Il agréa votre repentir ; c’est Lui, certes, le Tout repentant, le Miséricordieux !

Autrement dit, pour se faire agréer, de nouveau, ils allaient devoir, en plus du regret et de la promesse de ne plus pécher, se mettre d’accord sur un mode d’élimination réglée qui leur permettrait de répondre à l’exigence du repentir. Le Pardon divin intervint fort heureusement avant que tous ne soient exécutés et c’était là une manière, pour eux, de se racheter et de s’éviter l’Enfer. Il n’est en effet jamais trop tard pour se repentir ! Cela est même une vertu, qui ne peut être que salvatrice, pour quiconque s’en pare. C’est ainsi qu’il fut su qu’Il suffit d’avoir des remords pour ce que l’on a perpétré comme forfait et de présenter ses excuses à Dieu en Lui promettant de ne plus rechuter et le tour est joué. Le repentir est alors accepté ! Qu’Allah soit loué et fasse-t-Il que nous soyons tous bien agréés. Amen !

Et Moïse reçut la révélation!

Après le malencontreux épisode du veau et le pardon qui fut octroyé aux enfants d’Israël, de nouvelles faveurs leur furent accordées, Dieu dit dans le verset n°52 :

وَإِذْ ءَاتَيْنَا مُوسَى الْكِتَابَ وَالْفُرْقَانَ لَعَلَّكُمْ تَهْتَدُونَ (52)

52. Et lorsque Nous accordâmes à Moïse le Livre et le Miracle (la Preuve), pourvu que vous vous inscriviez dans la voie de la droiture

Moïse reçut le Livre que l’on nomme le Pentateuque ou la Torah dans lequel furent consignées les lois devant gérer le quotidien des israélites. Cette faveur, à elle seule, aurait du motiver la gratitude à laquelle ils étaient invités et faire qu’ils ne s’écartent jamais de la voie de la droiture. Dieu leur facilita la tâche plus encore lorsqu’Il offrit à Son envoyé des preuves ne laissant aucune place au doute. Moïse fut aidé dans sa mission par une série de prodiges qui lui permirent de prouver qu’il était vraiment l’envoyé de Dieu. Et c’est, ce à quoi fait allusion le mot Furqan. Tous les moyens ont été mis en œuvre pour que le peuple de Moïse ne doute jamais plus de sa foi et pourtant, il n’en fut rien ! Ils doutèrent et malgré cela le Seigneur leur pardonna pourvu qu’ils daignent se racheter. Mais le peuple de Moïse eut vite fait d’oublier les miracles dont Dieu l’a doté et, avec une étonnante arrogance, ils le renièrent n’hésitant pas à adorer un veau fabriqué de toutes pièces à partir de bijoux qu’ils avaient. Drôle de gratitude que voilà ! Et pourtant en Magnanime, Allah leur alloua de nouvelles faveurs dont cette issue de secours qui ressort dans le verset 53 et qui leur permit de réactiver Son Pardon :

وَإِذْ قَالَ مُوسَى لِقَوْمِهِ يَا قَوْمِ إِنَّكُمْ ظَلَمْتُمْ أَنفُسَكُمْ بِاتِّخَاذِكُمُ الْعِجْلَ فَتُوبُواْ إِلَى بَارِئِكُمْ

53. Et lorsque Moïse eut dit à son peuple : ô mon peuple, vous vous êtes faits du tort par l’adoption du Veau (comme idole). Repentez-vous donc devant votre Initiateur

Un verset plein de sens et de leçon que nous nous ferons le plaisir de découvrir.