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N’oubliez pas l’exercice physique!

إن سعيكم لشتى

Le confinement qui nous est imposé par la pandémie actuelle favorise la sédentarité et expose à une prise de poids malvenue, surtout si l’urgence sanitaire est prolongée. Cloitré chez soi, l’individu se tourne vers son téléviseur ou son ordinateur. Il en est qui ont multiplié par trois ou quatre leur temps d’écran avec tout ce que cela sous-entend comme grignotage et inactivité physique inquiétante. Quand j’ai proposé dans un précédent post quelques idées pour remplir le vide engendré par le confinement, je n’ai évoqué que le spirituel, prières rituelles, lecture du Coran et autres invocations. Par contre, pas d’allusion à l’EP et ce n’était pas un oubli de ma part ! Bien contraire, en tant que médecin conscient de l’importance du sujet, je me devais de lui réserver un post à part afin de lui accorder plus de temps et de mieux faire le parallèle entre elle et le spirituel. L’idéal quand on est en confinement serait de prévoir 3 à 5 séances d’exercice, par jour, sous forme de marche si bien sûr les conditions chez soi le permettent mais aussi d’étirements et de mouvements sollicitant chacune de nos articulations. Chaque séance devrait durer dix ou douze minutes ! Cela permettra de dépasser l’objectif des 3 heures/s préconisé par l’OMS. Reste maintenant à faire le lien privilégié avec le spirituel ! Il faut savoir qu’un exercice physique pratiqué avec l’intention de maintenir son corps en bonne santé est pour tout fidèle un acte de culte généreusement rétribué. Le Prophète avait régulièrement l’habitude d’invoquer Allah pour ne jamais tomber dans le jeu de l’inaction et de la paresse. Ainsi disait-il :

اللَّهُمَّ إِنِّي أَعُوذُ بِكَ مِنَ الْعَجْزِ وَالْكَسَلِ

Seigneur épargne moi les affres de l’incapacité d’action et de la paresse !

Par ailleurs, il n’arrêtait son activité que pour aller prier sachant que la prière elle aussi est une activité P. Interrogé, à ce sujet, son épouse a expliqué qu’il était en permanence au service des siens pour peu que le moment de la prière ne soit pas encore là :

كَانَ يَكُونُ فِي مِهْنَةِ أَهْلِهِ فَإِذَا حَضَرَتِ الصَّلاةُ خَرَجَ إِلَى الصَّلاةِ

Fasse Seigneur que nous prenions bon exemple sur lui. Amen !

Port du masque de protection

ومن يقتل مؤمنا خطأ فتحرير رقبة مؤمنة

L’utilité du respect des mesures d’hygiène usuelles dans la lutte contre l’expansion du Covid-19 n’est plus à démontrer. Il s’agit de gestes simples qui ont tendance aujourd’hui plus que jamais à se hisser au rang d’actes de culte hautement gratifiés. Les textes scripturaires, à ce sujet, ne se comptent plus. Nous avons déjà évoqué le lavage répété des mains et du visage, ainsi que l’intérêt de réapprendre à tousser et éternuer dans le pli de son coude ou un mouchoir en papier. Nous avons fait allusion à l’obligation du comportement distanciel quand on rencontre un ami ou autre. Qu’en est-il maintenant du port du masque de protection ? Après une courte période de doute sur son efficacité, celle-ci fut clairement établie par l’expérience des différents pays qui l’ont adopté dès le tout début de la pandémie. Le port systématique du masque de protection peut formellement sauver des vies ! Même s’il ne sent pas très bon et dérange ou gêne quelque peu la respiration et la vue de ceux qui portent des lunettes, il faut s’obliger à le mettre pour s’inscrire dans la logique du combat livré, mais aussi et surtout, dans les registres de ceux qu’Allah compte parmi les sauveurs de l’humanité, quand il dit à propos de la vie de chaque être humain sauvé :

وَمَنْ أَحْيَاهَا فَكَأَنَّمَا أَحْيَا النَّاسَ جَمِيعاً

Et quiconque la sauve est considéré comme ayant sauvé tous les hommes !

Mais ce qui est encore plus intéressant dans cette affaire est que lorsqu’on met un masque, l’acte reste toujours productif du point de vue spirituel religieux quand bien même celui qui le porte ne sauverait pas de vie directement. Le simple fait de le porter réduit le tort qu’il peut faire à son prochain. Or, le Prophète dit bien dans un hadith rapporté par Abou Houraïra :

الإِيمَانُ تِسْعٌ وَتِسْعُونَ شُعْبَةً، أَعْظَمُ ذَلِكَ قَوْلُ لا إِلَهَ إِلا اللَّهُ، وَأَدْنَى ذَلِكَ كَفُّ الأَذَى عَنْ طَرِيقِ النَّاسِ وَالْحَيَاءُ شُعْبَةٌ مِنَ الإِيمَانِ

La foi comprend 99 branches. La première est le fait de dire il n’y a de Dieu qu’Allah et la dernière est le fait d’évincer tout préjudice du chemin des gens. La pudeur est aussi une branche de la foi.

Puisse Allah faire que nous soyons porteurs de bien. Amen !